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aBienvenue sur le blog des Zauvergnats!

Notre petite famille, composée de Raph, (le papa), Magali (la maman) et Marie (notre amour de fille) est heureuse de vous accueillir à La Maison des Poules et des Lapins.
A travers nos histoires de vie, écrits, recettes, photos et lectures, nous vous convions à un doux voyage en Livradois Forez, au coeur de l'Auvergne.

Entrez dans notre univers fait de petits bonheurs et de joies simples, et venez partager avec nous, notre amour de la Vie, de la Terre, des hommes et femmes qui la travaillent....

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  • : Les Zauvergnats, Magali, Raph et Marie
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  • : Crocq' la Vie! Le bonheur se délecte de petits moments volés à la morosité ambiante, et moi, j'aime ça !

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Il n'y a pas de bonne cuisine si au départ 
elle n'est pas faite par amitié 
pour celui ou celle à qui elle est destinée.

Paul Bocuse
Janvier 1976

Les travaux, c'est fatiguant, usant, épuisant, gonflant parfois.
Les travaux, ça malmène un couple, une famille.
Mais quand ça avance, c'est chouette.
Et l'on oublie presque les premières photos, les gravas, la poussière, la crasse, les vapeurs, le sable, la chaux, les pierres qui roulent et la bétonnière qui tourne, et on se pose au coin du cantou, on se chauffe les mains et regardant les flammes qui réchauffent tant l'âme que le corps, on espère enfin bientôt en avoir totalement fini pour ne plus qu'aller aux champignons et revenir se poser et se reposer toujours au coin de ce feu qui ronronne doucement.

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Un jour comme un autre, je file sur Issoire, besoin de régler quelques affaires, banque, livraison, et j'en profite pour aller acheter deux trois p'tits trucs à l'hypermarché du coin.
On trouve presque tout sur les marchés de campagne, et dans nos petites épiceries de village, mais parfois, il manque le presque.

Sauf que, j'aime pas les hyper.
Trop de monde, trop de bruit, trop de produits, comme un déballage impudique de bouffe et d'objets jetés en vrac, de chairs tressautantes derrière des  caddies remplis de plats tout prêts gorgés de graisses et de sel, de pâte à gâteaux pas compliquées faut juste verser, de crêpes asséchées même pas bretonnes, d'aligot sous vide (hérésie !) de saucisses rose fluo et de fraises au mois de décembre.
Mais las, faut s'y faire, parfois, le passage hyper est quasi obligé (heureusement le net me sauve souvent de la cohue).

Tôt ce matin là, me voila donc munie de mon petit sac plastique pas beau qui respecte l'environnement et coûte très cher, et sure de mon coup, je me lance dès l'ouverture dans le dédalle des rayons de l'hyper en question.
Pensant éviter la foule à cette heure matinale, quelle n'est pas ma surprise de voir s'élancer à ma suite, une cohorte de bonnes femmes échevelées et de types agressifs vers des endroits stratégiques du magasin dont j'étais bien la seule à ne pas connaître l'existence.

En effet, ce jour là, y'avait des promos.

A coup de d'affiches géantes sur des panneaux envahissant tous les carrefours de la ville, et de prospectus criants de couleurs et de photos plus aguichantes les une que les autres, l'hyper avait réussi son "coup de pub".

J'ai alors vu défiler devant moi des dizaines et dizaines de guerrières fières de transporter le trophée de la promo du siècle dans leurs bacs à roulettes, et ai découvert à cette occasion que la lessive qui lave encore plus blanc que celle de Coluche et l'assouplissant qui sent bon la nature étaient des denrées de choix qu'il fallait A-S-O-L-U-M-E-N-T- acquérir au prix d'accrochages et bousculades où mamans hystériques étaient parfois accompagnées de mâles surprotecteurs qui jouaient  du regard de tueur et de la voix caverneuse pour faire fuir les possibles pilleurs de rayons à dévaliser avant tout le monde.

J'ai fui les moutons sans attendre Panurge,  me suis engouffrée vers la première "caisse - de 10 articles" libre et ai couru vers ma voiture pour échapper à l'asphyxie qui me menaçait.

Je déteste définitivement les hypermarchés.
Il faut être un peu inconscient pour restaurer une vielle maison.
Quand on en est à retaper une deuxième ruine pour y faire son nid, ce n'est plus de l'inconscience, c'est de la folie.
La preuve en photo:



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